Huile essentielle enceinte : les dangers !

Ces dernières décennies, l’utilisation des huiles essentielles a connu une croissance exponentielle. Elles sont utilisées dans plus d’un domaine de la vie. Mais bien qu’étant issues de plantes, elles sont loin d’être anodines. Ainsi, leur disponibilité et l’accroissement de leur usage vont étroitement avec une augmentation importante de la notification d’effets indésirables chez la plupart des utilisateurs. Découvrez le point des dangers liés à l’utilisation des huiles essentielles pendant la grossesse dans cet article.

Huile essentielle enceinte : les dangers !

Qu’est-ce qu’une huile essentielle ?

Une huile essentielle n’est ni une huile ni un corps gras. Ce n’est pas non plus un composé lipidique. Il s’agit plutôt d’une essence aromatique extraite des plantes aromatiques comme le lavande, le romarin, le thym, le citron, la menthe, etc. L’huile essentielle est un concentré de molécules aromatiques hyper puissantes qui ont chacune une action spécifique sur le métabolisme et les organismes en contact avec le produit. Elles sont constituées de composés chimiques tels que les terpènes, l’alcool, les aldéhydes, les carbures, les cétones, les coumarines, les éthers, les lactones, les oxydes, les phénols, etc. Ainsi, les huiles essentielles peuvent se présenter sous plusieurs formes : parfum (agrémente savons, shampoings, crèmes…), détergents et lessives, tabac, produits alimentaires (laitages, thé, café… S). De même, certaines huiles essentielles sont réputées antibactériennes, d’autres thérapeutiques (antiseptiques, anti-inflammatoires, diurétiques, anti-hypertensives).

Risques d’usage des huiles essentielles pour une femme enceinte

La femme enceinte, au cours des 12 premières semaines de grossesse, ne doit pas utiliser d’huiles essentielles. En effet, plusieurs huiles essentielles dites neurotoxiques contiennent des terpènes, camphres et cétones qui sont des molécules capables de déclencher des spasmes qui pourraient potentiellement engendrer un risque de fausse couche. Les conséquences sont bien visibles :

  • Signes cutanés : des rougeurs, la sensation de brûlure, des allergies surtout causées par les huiles d’angélique, de ciguë, de fenouil, d’orange, de citron ou de bergamote.
  • Signes respiratoires ou digestifs : les nausées, les vomissements, les diarrhées, les irritations de la gorge causant une toux, etc.
  • Signes neurologiques : des crises convulsives, l’agitation, des somnolences, des signes d’ébriété, des troubles d’équilibre, des hallucinations, etc.

En réalité, les huiles essentielles passent la barrière cutanée. Or, il y a plusieurs de ces huiles essentielles dont l’action sur le système endocrinien de l’embryon reste encore non documentée. Il urge donc que la prudence soit de mise afin d’éviter le risque d’affection du fœtus, d’où la nécessité de se passer des huiles essentielles pendant les trois premiers mois de la grossesse.

À quelle étape de la grossesse une femme peut-elle utiliser d’huiles essentielles ?

À partir de la quinzième semaine (le 4e mois) de grossesse, la femme enceinte peut être autorisée à utiliser certaines huiles essentielles (pas elles toutes). Mais sur une faible dose et en usage topique uniquement. Elle peut également utiliser avec prudence des cosmétiques à base d’huiles essentielles ne contenant pas de molécules de cétones, de terpènes ou de camphres.

En revanche, une mauvaise utilisation des huiles essentielles, même à partir du quatrième mois, peut entraîner des conséquences graves non seulement sur la santé de la femme porteuse, mais aussi sur celle du fœtus. Il est donc nécessaire de prendre une certaine précaution à l’usage des huiles essentielles pendant la grossesse :

  • Ne jamais appliquer d’huiles essentielles sur la ceinture abdominale ;
  • N’ingérez jamais d’huile essentielle, et ce durant toute la grossesse ;
  • Évitez les huiles essentielles réputées abortives telles que : clou de girofle, palmarosa, cyprès ou cèdre ;
  • Évitez les huiles essentielles les plus neurotoxiques souvent constituées des molécules de cétones, de terpènes et/ou de camphres comme : menthes, eucalyptus, mentholé, hysope, etc.
  • Ne jamais utiliser les huiles essentielles sur une longue durée. Il est conseillé de les employer pendant 5 à 10 jours au maximum.

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Camille Roche
Je suis tombé dans l’univers high-tech assez jeune, j’ai donc une soif de connaissances que j’aurais le plaisir de vous dévoiler. Je suis assez polyvalent et je m’attaque aussi à l’immobilier et même au bricolage !

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