Nodule poumon : causes et traitement du nodule pulmonaire

Il peut arriver qu’au détour d’un examen radiographique ou sur un scanner, vous constatiez la présence fortuite de petites tâches ou d’opacités pulmonaires arrondies. Si la plupart des gens confondent dans un premier temps la présence de ces tâches dans les poumons à des formes de cancer, il n’en est rien. Les nodules pulmonaires sont de simples anomalies qui peuvent être bénignes ou liées à des pathologies plus graves. Elles sont très rares et leur prévalence est de l’ordre de 13 % dans la population générale. Quelles sont les causes et les manifestations des nodules pulmonaires et comment les traiter ?

Nodule poumon : causes et traitement du nodule pulmonaire

Les causes du nodule pulmonaire

Les nodules pulmonaires sont des anomalies qui peuvent être diagnostiquées par une simple radio du thorax ou un scanner et qui révèlent la présence de petites boules dans les poumons. Ces boules peuvent être multiples ; ce sont généralement les lésions les plus courantes dans les néoplasmes malins, les infections ou les affections rhumatologiques sous-jacentes. Les lésions constituées par les nodules sont généralement de moins de 3 cm de diamètre entouré de tissu pulmonaire. Mais elles peuvent aller au-delà de 3 cm, auquel cas on parle de « masse » ou elles peuvent être inférieures à 3 cm (micronodules). Les nodules de grande taille sont détectés par endoscope bronchique ou ponction transthoracique.

Les tumeurs primitives du poumon se présentent généralement sous la forme d’un seul nœud. Parmi les différents sous-types, le carcinome bronchiole-alvéolaire ou néoplasie pulmonaire périphérique est plus fréquemment associé à la survenue de nodules dans les poumons. Dans d’autres cas, la survenue de nodules pulmonaires peut indiquer la présence d’une maladie granulomateuse antérieure, notamment une histoplasmose antérieure ou une infection microbactérienne telle que la tuberculose. Les patients immunodéprimés peuvent avoir des nodules secondaires à de nombreux autres agents infectieux. Certaines affections du système lymphatique telles que le lymphome non hodgkinien et la granulomatose de Wegener peuvent également survenir avec plusieurs nodules pulmonaires. Dans certains cas de nodules plus graves, on en vient à détecter par exemple que  les  poumons sont infectés par des bactéries, des virus ou encore des champignons. Des  facteurs comme  l’exposition au silicium (silicose), au talc (talcose) ou à la poussière de charbon (pneumoconiose) peuvent justifier la présence de nodules dans les poumons. Enfin, le cancer du poumon ou la métastase d’un autre cancer peut être la cause de la présence d’un ou de plusieurs nodules dans les poumons. C’est évidemment la cause la plus dangereuse et celle qui justifie que l’affection soit toujours prise au sérieux.

Quelles sont les manifestations des nodules pulmonaires ?

La plupart du temps, les nodules pulmonaires sont découverts au hasard par radiographie pulmonaire ou à la tomodensitométrie des poumons. C’est pourquoi les personnes atteintes de cette affection ne développent généralement aucun symptôme. Cependant, dans de rares cas, certains sujets peuvent manifester une toux persistante ou souffrir d’essoufflement. Lorsque ces toux sont teintées de sang, il s’agit très certainement des prémices d’un cancer du poumon. Il est donc conseillé de communiquer ouvertement et honnêtement avec votre médecin sur vos antécédents ainsi que les facteurs de risque possible dont vous auriez connaissance.

Quels sont les moyens de traitement des nodules pulmonaire ?

La stratégie de traitement consiste d’abord à évaluer la probabilité de la dangerosité du nodule à partir de critères cliniques et morphologiques. À partir de là, on peut choisir entre trois gestes de traitement :

  • Un geste biopsique ;
  • Une chirurgie d’exérèse ;
  • Une simple surveillance par radiographie du nodule.

Si le nodule est malin, que le cancer ne semble pas se propager et que le patient est en forme, le cancer doit être retiré chirurgicalement. Si une biopsie non chirurgicale d’un nodule présentant un risque élevé de malignité est effectuée et que les résultats ne sont pas concluants, il est recommandé de retirer le nodule.

 

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Camille Roche
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