Traitement prostate : faire le choix des médicaments ou de la chirurgie

Exclusive aux hommes, la maladie de la prostate peut être bénigne ou aiguë. Dans sa manifestation, elle correspond à un grossissement ou un dysfonctionnement de l’organe, surtout chez les personnes âgées. Si en guérir est possible, il faut retenir que le traitement adéquat se fait à l’hôpital. À quoi se résume donc ledit traitement ?

Traitement prostate : faire le choix des médicaments ou de la chirurgie

Quid de l’organe ?

La prostate est une glande présente dans le système génital masculin. Elle se situe entre le pubis et le rectum. De cette position, elle entoure l’urètre et le canal qui transporte l’urine de la vessie vers l’extérieur. Cet organe très important participe à la production du liquide séminal, qui constitue l’essentiel du sperme. Comme pour tout autre organe de l’organisme humain, la prostate peut manifester un dysfonctionnement. Lorsque c’est le cas, il peut le présenter sous 3 types. Il peut s’agir soit de la prostatite (qui se manifeste par une inflammation de l’organe), soit de l’hypertrophie de la prostate (quand l’organe est atteint d’un grossissement) ou carrément d’un cancer de la prostate. La plus répandue des affections est l’hypertrophie bénigne de la prostate. Celle-ci est favorisée par le vieillissement ou au développement d’un adénome prostatique responsable d’un obstacle chronique à la vidange vésicale.

Les médicaments

Au lieu d’une intervention chirurgicale, pour un traitement efficace de la prostate, votre médecin peut vous prescrire un certain nombre de médicaments. Un médicament pour la prostate est essentiellement composé de l’une ou l’autre des molécules suivantes :

  • Les Alpha-bloquants : ils procèdent par blocage des récepteurs alpha-1 adrénergiques présents au niveau des muscles de la prostate et du col vésical. De ce fait, les Alpha-bloquants augmentent le débit urinaire et améliorent les syndromes obstructifs du fait de la relaxation exercée sur les muscles lisses prostatiques et urétraux. Aussi, l’utilisation des Alpha-bloquants améliore les signes fonctionnels urinaires puisqu’ils entraînent une relaxation des muscles lisses de la prostate et de l’urètre. Après 2 jours d’utilisation, le résultat est perceptible. On remarque rapidement une diminution du tonus de l’urètre postérieur. Les Alpha-bloquants se retrouvent dans les médicaments suivants : Alfuzosine, Doxazosine, Silodosine, Tamsulosine, Terazosine.
  • Les Inhibiteurs de la 5-alpha réductase : ce sont des molécules qui favorisent le ralentissement de la transformation de la testostérone en son métabolite actif, la dihydrotestostérone. Résultant de l’activité de la 5-alpha réductase (une enzyme), il faut savoir que le développement de la glande prostatique et donc de l’hypertrophie de la prostate est influencée par la dihydrotestostérone. Les médicaments composés d’inhibiteurs de la 5-alpha réductase (Dutastéride et Finastéride) créent une diminution du volume prostatique après 1-3 mois de traitement. Sur un autre plan, cette molécule peut aussi agir sur le processus de calvitie en inversant la miniaturisation des follicules pileux du cuir chevelu chez les hommes.
  • La Serenoarepens : produits à bases d’extraits de plantes, cette molécule présente des propriétés d’inhibition non compétitive de la 5-alpha réductase. Par ailleurs, elle freine la prolifération de cellules provenant d’hyperplasie bénigne de la prostate.

Chirurgie !

Au lieu de prescrire un médicament pour la prostate, votre médecin peut décider d’un traitement par intervention chirurgicale. Celui-ci vise à évider la loge prostatique du tissu malade et à désobstruer l’axe cervico-urétral. Plusieurs types d’opérations peuvent être effectués. On peut donc pratiquer :

  • Une résection endoscopique de la prostate : elle consiste à découper le tissu malade sous contrôle de la vue au moyen d’un endoscope rigide introduit par l’urètre. L’intervention s’adresse aux hypertrophies de prostate moins volumineuses.
  • Une adénectomie de la prostate. Elle est pratiquée par voie trans-vésicale ou trans-prostatique.
  • L’incision cervico-prostatique : elle consiste à couper le sphincter lisse et la face postérieure de la prostate jusqu’au verumontanum. Elle se pratique chez les sujets atteints de petites prostates.

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Camille Roche
Je suis tombé dans l’univers high-tech assez jeune, j’ai donc une soif de connaissances que j’aurais le plaisir de vous dévoiler. Je suis assez polyvalent et je m’attaque aussi à l’immobilier et même au bricolage !

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