Natrémie : que signifie le taux de sodium dans le sang ?

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Face à la routine soutenue qui rythme la vie quotidienne, rester en bonne santé exige des efforts soutenus. Parfois, ce défi se résume en quelques points clés : garder un régime alimentaire équilibré et de faire de l’exercice régulièrement. La nutrition est particulièrement importante et beaucoup luttent encore pour satisfaire leurs besoins nutritionnels quotidiens. C’est lorsque certains éléments ne sont pas réunis dans l’alimentation que des troubles comme l’hyper natrémie apparaissent. Il s’agit d’une affection peu fréquente et dont le symptôme principal est la soif. Qu’est-ce que la natrémie et comment résoudre les troubles liés à l’hyper natrémie ?

Natrémie : que signifie le taux de sodium dans le sang ?

Qu’est-ce que la natrémie ?

La natrémie désigne le taux de sodium contenu dans le sang. Elle est le résultat de l’équilibre entre la quantité de sel et la quantité d’eau présentes dans l’organisme. La concentration sérique de sodium normale est comprise entre 135 et 145 mEq/l selon les normes ionogrammes. Ainsi, une situation d’hypernatrémie désigne l’état où le sodium est supérieur à 145 mmol/l. Cependant, cette concentration peut être supérieure à 152 mEq/l ou supérieure à 160 mEq/l dans certaines études.

L’hypernatrémie est causée par l’épuisement de l’eau dans l’organisme et est assimilée à la déshydratation. Elle représente un déficit en eau par rapport à la concentration de sodium dans le sang. Cette situation est due à plusieurs causes, notamment des pertes d’eau anormalement importantes et non remplacées, une consommation d’eau insuffisante et, plus rarement, une surcharge en sodium. Cela se produit également lorsque le déficit d’eau n’est pas corrigé, lorsque l’envie de boire est altérée ou que les patients ne peuvent pas chercher de l’eau pour eux-mêmes.

À l’inverse, l’hyponatrémie désigne la situation dans laquelle le taux de sodium dans le sang est trop faible. Dans ce cas, la concentration plasmatique de sodium est inférieure à 136 mEq/l.Cela est provoqué par un excès de certaines substances comme le glucose ou les lipides ou par un déséquilibre par rapport à la quantité d’eau dans le sang. Mais il est important de distinguer l’hyponatrémie de l’hypovolémie, dans laquelle le sel et l’eau sont perdus.

Quels sont les symptômes liés au manque de sodium dans le sang ?

L’hyponatrémie se rencontre souvent chez les patients en cours d’hospitalisation. En France, dans les milieux hospitaliers, sa prévalence se situe entre 10 et 30 % avec une forte prédominance chez les personnes âgées. Souvent, les patients âgés atteints d’hyponatrémie et souffrants de maladies chroniques, comme le VIH, développent davantage de symptômes que les patients plus jeunes et en bonne santé. En raison de la faible teneur en sodium, la quantité d’eau dans l’organisme augmente et provoque le gonflement de leurs cellules. D’autres symptômes peuvent alors prendre le pas. On remarque notamment :

  • Affections cutanées (assèchement de la peau, brûlures…) ;
  • Insuffisance cardiaque ;
  • Réduction de la quantité de sel dans l’organisme marquée par une diarrhée chronique et des vomissements ;
  • Fatigue, épuisements et maux de tête ;
  • Des changements d’état mental, l’irritabilité voire une altération de la personnalité et léthargie ;
  • Une hyperexcitabilité neuromusculaire ;
  • Crampes ou spasmes dans les muscles.

Comment prévenir ou corriger une hyponatrémie ?

L’hyponatrémie étant la manifestation clinique d’une pathologie sous-jacente, son traitement dépend de la nature de l’apparition (aiguë ou chronique), de la gravité et des symptômes. Le principal enjeu consiste à agir lorsque les symptômes sont sévères. Le traitement peut consister en plusieurs méthodes notamment :

  • La restriction hydrique ;
  • L’hydratation par une solution d’eau distillée et de chlorure de sodium (NaCl) (rare) ;
  • Les antagonistes des récepteurs à la vasopressine V2 (tolvaptan, conivaptan, lixivaptan).

Quel que soit le traitement cependant, il ne faut pas corriger la natrémie de plus de 8 à 10 mmol/l/24 heures. Cela pourrait engendrer une augmentation importante du risque de myélinolyse centropontienne.

Le taux de sodium dans le sang est appelé « La natrémie » et il faut savoir que cet ion est extrêmement important dans notre corps, à tel point que tout trouble touchant la natrémie -que cela soit en déficit ou en excès- peut engendrer des complications fatales pouvant conduire à la mort.

Il faut également savoir que le corps humain a une capacité d’adaptation incroyable, dans le sens où certains malades apprennent à vivre avec des taux anormalement élevés ou bas, mais que ceci est surtout l’apanage des anomalies du sodium (appelées dysnatrémies) chroniques, et non aigu.

Ainsi, dans l’aigu, lorsque le taux de sodium dans le sang chute ou augmente brutalement, bien souvent, les patients développent des symptômes, qu’il faut immédiatement corriger sous peine de les voir dépérir.

Le sodium se déplace principalement avec l’eau, c’est pourquoi bien souvent une surcharge en eau entraîne une surcharge en sodium aussi, et inversement : si on perd beaucoup d’eau, on peut perdre beaucoup de sodium avec aussi. Cependant, il ne s’agit pas du tout d’une règle générale, il existe plusieurs circonstances dans lesquelles le taux de sodium fluctue indépendamment ou inversement à la quantité d’eau présente dans l’organisme.

Pourquoi pourrait-on avoir trop de sodium dans le sang ?

Les causes d’hypernatrémie sont très nombreuses et diversifiées. Mais nous parlerons principalement de la déshydratation aiguë. Cette dernière fait justement partie des exceptions dans lesquelles le corps perd de l’eau seule, sans perdre du sel (du sodium, donc ! ). Pensez-y un peu comme une tasse de café soluble : plus vous mettez d’eau, moins votre café sera serré et concentré, au contraire, si vous mettez peu d’eau (notre déshydratation, donc) vous sentirez mieux le goût du café car celui-ci sera plutôt corsé. La natrémie fonctionne comme ça, quand il y a peu d’eau dans l’organisme, le sodium est plus concentré, donc on se retrouve avec une hypernatrémie.

Le principal signe de cette hypernatrémie est la soif, celle-ci traduit généralement une déshydratation intra-cellulaire, c’est un signe clinique qui rapporte la souffrance des cellules, qui manquent d’eau.

Il est également important de souligner le cas des malades souffrant d’insuffisance rénale chronique : le rein, mort, n’élimine plus le sodium dans les urines comme il devrait le faire. Conséquence : des taux très élevés de sodium dans le sang, le plus souvent très bien tolérés par le patient.

D’où vient le manque de sodium dans le sang ?

Au contraire de l’hypernatrémie, l’hyponatrémie est un taux dangereusement bas de sodium dans le sang, ce dernier expose à une complication redoutable : l’œdème cérébral.

Cette dernière résulte soit d’un apport journalier insuffisant en sel, soit d’un état de surcharge hydrique, selon le principe contraire de la déshydratation. Pour reconnaître les signes d’une hyponatrémie dans le but de la prévenir, on doit guetter l’apparition :

  • D’un assèchement de la peau.
  • D’une diarrhée chronique couplée à des vomissements.
  • D’un déséquilibre de l’état de conscience : une irritabilité, par exemple, peut être due à une hyponatrémie.
  • Des crampes ou encore des douleurs musculaires.
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